Le Pape et son discours ou ceux qui l'écoutent et le saluent ?
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2009, il toujours pertinent de le rappeler, lorsque nous parlons religion, car on pourrait s'y méprendre à l'occasion. L'Église catholique, le Vatican en tête ne cessent de prouver par tout les moyens possibles qu'ils sont non seulement déconnectés de la réalité contemporaine, mais de la vie de tout les jours en général.
Triste observation de la plus grande faiblesse qui frappe l'Église. Car celle-ci s'est de tout temps, immiscés dans la vie quotidienne de ses paroissiens, dans la cuisine comme dans la chambre à coucher, en un temps où tous étaient paroissiens. C'était là sa grande force et la clé de son pouvoir. La paroisse s'est vidé de ses entrailles mais l'Église a continué de nourrir ses ambitions malgré tout, comme si de rien n'était. Le même discours, le même message, la même foi illusoire, sans s'adapter à la vie moderne, moderne par rapport à tout ce qu'est devenue l'Église. Notre vie allait subir de grands changements au cours de 50 dernières années. L'Église, non.
Si on peut applaudir le fait que l'Église s'est enfin retiré de nos chaumières pour nous permettre de devenir citoyens, plutôt que paroissiens, et de ce fait, nous laisser à notre libre choix, il faut admettre qu'il est dommage de constater que l'Église continue de faire un excellent travail d'éloignement par ses actions et commentaires ridicules, qui tapissent occasionnellement les médias du monde. Notre athéisme (le mien en tout cas) ne doit pas porter ombrage sur la croyance que continue de porter des millions de gens à travers le monde. Leur croyance mérite notre respect, peu importe qu'elle soit ou non fondée, ne serait-ce que parce-qu'elle les aide positivement dans le quotidien.
Mais les récents commentaires prononcés tant par le Pape, que par ses inconditionnels disciples, doivent avoir l'effet d'un repoussoir efficace à l'égard de ceux qui flottent entre les croyances, confirment les athées dans leur vision des religions et de leur Dieu, et fragilisent les croyants et inconditionnels purs et durs.
Mais, et surtout, le Pape à titre de tête dirigeante de l'église catholique, offre toutes les raisons de croire, que cette religion fait tout en son pouvoir pour maintenir ceux qui adhèrent à ses principes dans l'ignorance, l'illusion, et l'archaïsme de sa religion. Nous savons tous comme le changement est difficile et d'autant pour ceux qui ont un pouvoir qui s'appuie sur une abstraction, sur des symboles et une histoire transmise de bouche à oreille, 2000 ans plus tôt. La foi étant une abstraction que nul ni rien ne saurait prouver, l'adaptation à une modernité qui va à l'encontre des dogmes de l'Église est d'autant plus difficile à gérer et appliquer à la vie d'aujourd'Hui. Et comme si ce n'était pas suffisant, comment demander cet effort gigantesque à des hommes du passé, qui ont gravis les échelons par le conservatisme.
Que le Pape se prononce pour la fidélité, va toujours. Mais que celui-ci manipule cette notion de fidélité en l'opposant à l'utilisation du condom est d'un tel archaïsme qu'il en est affligeant. Que Benoît XVI ait voulu réintégrer dans l'Église un homme ayant clairement nié les chambres à gaz et ayant douté de certaines faits de l'holocauste est une insulte non seulement aux juifs mais aussi à tout ceux qui ont été des témoins directs et indirects de cette partie sombre de notre Histoire, en tant qu'humain. Doit-on continuer en parlant de l'incapacité à gérer ses prêtres pédophiles ? Les exemples s'accumulent...
Je crois sincèrement que la religion est un besoin, un besoin que des millions de gens ont de porter en eux quotidiennement. Plus que cela, c'est la nature humaine qui le veut ainsi. Depuis que l'homme est homme, depuis que sa conscience détermine sa vie, la religion bien avant le mot, existait. Peu importe qu'elle soit fondé, pourvu qu'elle soit bénéfique; il n'en fallait pas plus pour que son existence soit justifiée. Je crois aussi que l'église a un rôle social à jouer qu'elle peut mener efficacement par son action communautaire, social, éducative. Mais elle doit se renouveler, sinon l'exode continuera. Elle doit réajuster son rôle dans la rue, sinon la rue continuera de s'éloigner d'elle. Si le Vatican ne peut changer, il doit à tout le moins se faire plus discret et laisser place à ses acteurs, prêtres, curés, leur église et paroisse. Si le Vatican accepte de changer, graduellement certes, mais clairement, en donnant un nouveau souffle à ceux qui le suivent, alors nous verront toute l'efficacité que l'Église peut avoir.
Sinon, ce sera dur dur de persister et signer...
